REUNION MENSUELLE DE LA 1790éme SECTION DE LA MEDAILLE MILITAIRE jeudi 06 avril 18H00

VALEUR ET DISCIPLINE

A tous ceux et celles qui ont défendu la Patrie

 

A tous ceux et celles qui ont défendu nos Libertès 

 

A la mémoire de nos camarades tombés sur les champs de bataille

 

En mémoire de mon grand-père, de mon père et de Marcel Cruveilhier (à droite)

 

Jean-Michel BESSARD


« Les morts ne meurent pas quand ils descendent dans la tombe
Mais quand ils descendent dans l’oubli. »


Symbole

La Médaille Militaire est la troisième distinction française après l'Ordre National de la Légion d'Honneur et la croix de l'Ordre de la Libération.

 

La Médaille Militaire a été créée par Louis Napoléon, Prince-Président, le 22 janvier 1852, afin d'honorer les actes de courage, les blessures et aussi les années de bons et loyaux services des hommes de troupe et des sous-officiers. 

Elle est également accordée aux généraux ayant commandé en chef devant l'ennemi. 


Cette particularité, qui consiste à récompenser à la fois des militaires de la base et ceux qui ont atteint les échelons les plus élevés de la hiérarchie, et commandé en chef devant l'ennemi, fait de la M.M. une décoration prestigieuse, connue dans le monde entier. 

Historique

Par un coup d'État, dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851Louis-Napoléon, président de la Deuxième République, ouvre la voie à une restauration de l'Empire : l'Assemblée nationale et le Conseil d'État sont dissous, le suffrage universel est rétabli et un plébiscite est annoncé. Les 21 et 22 décembre, le pays apporte son soutien au prince-président. Le 14 janvier 1852, il promulgue une nouvelle constitution, lui donnant l'ensemble des pouvoirs pour une durée de dix ans.

Huit jours après, par décret daté du 22 janvier, il institue la Médaille Militaire : elle est destinée aux non-officiers qui sont désormais privés de Légion d'Honneur (hors cas très exceptionnels) ; c'est le soutien des officiers, dont nombre n'acceptaient pas de devoir partager cette distinction avec la troupe, à son coup d'État que Louis-Napoléon s'assure ainsi. C'est sa propre effigie avec son prénom « Louis-Napoléon » qu'il utilise sur l'avers de la médaille qu'il a créée et décrite dans un décret du 29 février3, lequel en fixe également les attributions. Elle est de plus surmontée de l'aigle impériale, tenant deux éclairs de foudre dans ses serres.

Cette décoration venait en substitution de l'Ordre de la Couronne de fer d'Italie, institué par son oncle Napoléon Ier. La médaille militaire reprend, conformément à la tradition française, les couleurs du ruban et la dominante argent de la décoration qu'elle remplace.

En créant la médaille militaire, le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte entendait récompenser les mérites des meilleurs soldats et sous-officiers.
Le 22 mars 1852, face au carrousel du Louvre, il s'adresse ainsi aux 48 premiers récipiendaires  :

 


Monsieur PONS -

-Monsieur PONS ..c'est quoi cette bouteille de vin ?

( en référence à une publicité sur le lait)

- c'est un souvenir de Cassino!

- La bataille du mont Cassino ! ..en Italie  en 1944 ???

- voyez-vous  j'ai participé avec la 3 ème division d'infanterie Algérienne à l'attaque et à la prise du Mont Cassino..j'avais 19 ans!

Je suis retourné sur les terres d'Italie il y a très peu de temps et j'ai ramené cette bouteille de vin spéciale, car les vignes qui servent à ce vin ont été plantées après la guerre par les villageois en hommage  aux soldats tombés sur le champ de bataille et en remerciement à ceux qui ont libérés ce coin d'Italie... au cours de la prise de Cassino.

 

 

 

Norbert PONS est né le 10 Mars 1924 à Fort de l’Eau (Algérie)

 

Le 05 juin 1942, en devançant l’appel de deux ans, le jeune Norbert PONS- sic « en bon français »

-s’engage dans les Chantiers de Jeunesse au groupement 105.

 

Le 8 novembre 1942, les forces américaines débarquent en Afrique du Nord. Norbert est versé au

7ème Régiment de Chasseurs d’Afrique, le 1er avril 1943 et incorporé le même jour à la 3ème division

d’Infanterie Algérienne et participe à toutes les campagnes de son régiment.

 

Le 7ème régiment de chasseurs d’Afrique (ou 7ème RCA) était un régiment de cavalerie appartenant à

l’Armée d’Afrique qui dépendait de l’armée de terre française.

 

Créé en 1914 et dissous en 1918, il est reformé à partir des Chantiers de Jeunesse d’Algérie

Française. Commandé par le colonel Alphonse VAN HECKE de 1943 à 1945 et rattaché à la 3ème

division d’infanterie algérienne (3ème DIA), il se distingue tout d’abord lors de la campagne d’Italie au

sein du corps expéditionnaire français du général JUIN puis lors des campagnes de France et

d’Allemagne. Il est cité trois fois à l’ordre de l’Armée durant le conflit. Il sera dissous en 1947 à

Berlin.

Le 22 décembre 1943, Norbert embarque à Oran. Après 23 jours de mer, il débarque à Naples (Italie)

Il participe à la campagne d’Italie du 4 janvier au 12 septembre 1944.

 

Sa division arrive à Cassino. Faisant preuve de courage et malgré le feu nourri de l’ennemi, il sera

parmi les premiers à prendre pied sur le Marino.

Il est cité à l’ordre du régiment :

« Ancien des Chantiers malgré les ravages faits par les mines lors de l’action du 31 janvier 1944 du

matin sur le Mont Marino, n’a pas hésité à traverser un champ de mines pour monter à l’attaque.

A pris pied parmi les premiers sur le Marino, malgré le feu de l'ennemi. A fait preuve de courage et d'un esprit de sacrifice digne d'admiration.».

 

Le jour même, le Colonel VAN HECKE le décore de la croix de guerre avec étoile de bronze devant

Cassino.

Le 3 mars 1944, il est hospitalisé au H.C.A. N° 1 à Naples. Le 27, le médecin lieutenant GILLE l’autorise

à sortir mais envisage un changement d’armes. Il sera affecté au C.I.A.A.T. le jour même.

 

Le 11 avril 1944, il est dirigé sur le 7ème RCA, et réaffecté à la 3èmeDIA.

 

Le 13 septembre, il embarque pour un voyage de 13 jours en Méditerranée. Il débarque à Toulon le

26 septembre 1944. Pour la première fois, il pose les pieds sur le sol français.

 

Avec la 1ère Armée française, il fait mouvement vers le nord en remontant le long des Alpes, le Jura,

les Vosges jusqu’en Alsace.

 

La campagne des Vosges fut particulièrement rude durant l’hiver 44/45 où des températures de -30°

furent relevées. Le froid et la neige rendaient la progression des hommes et des véhicules

particulièrement difficile. Le froid engourdissait les membres et fermer les boutons d’une capote

était souvent impossible. Il dormait avec ses bottes car si elles gelaient, il n’aurait pas pu les

remettre. Dans ces conditions difficiles voire inhumaines, il fallait combattre les allemands qui

opposaient une résistance acharnée voire fanatique. Il ne connait pas ces conditions

météorologiques, car il vient d’un pays où l’hiver est doux. Son grand enthousiasme à servir lui

permet de supporter le vent glacial, les engelures et le froid.

La guerre se poursuit et la 3ème DIA libère Mulhouse et Colmar entre autres, mais évite Strasbourg

car la libération de cette ville est réservée aux hommes du Général LECLERC (serment de Koufra).

Strasbourg libéré, LECLERC fonce en direction de la Forêt Noire et l’Autriche. Les éléments de la 3ème

DIA reprennent le pont de Kilstett , franchissent le Rhin à Spire avec comme objectif Stuttgart.

Le 8 Mai 1945, l’Allemagne capitule et la période d’occupation commence.

Le 27 octobre 1945, Norbert PONS repasse la frontière pour le C.I.A.M. de Rouffach (Haut Rhin)

Il embarque à Toulon, le 27 octobre 1945, destination Alger où il sera démobilisé par le C.O.T 45, le

10 décembre 1945 et rayé des contrôles de l’armée active qu’il aura servi avec courage et endurance

pendant deux ans et demi.

 

Pendant les événements en AIgérie, il sera rappelé au titre de l’U.T. du 1er janvier au 31 décembre

1956, puis il sera rayé des contrôles de l’U.T.

 

Après sa démobilisation, Norbert PONS reprend du service dans la brasserie de son père.

En 1956, la famille PONS quitte définitivement l’Algérie et débarque à Marseille. Elle s’installe à

Béziers.

Norbert PONS travaille pendant 8 ans dans l’automobile, puis il se reconvertit dans la presse.

Le 12 décembre 1978, il reçoit sa carte de combattant (enregistrée sous le n°138.711)

 

A la retraite, il s’installe à Garéoult (Var) avec son épouse.

 

 

 

3 ème DIA

La 3e division d'infanterie algérienne (3e DIA) était une division d'infanterie de l'armée d'Afrique qui participa à la Seconde Guerre mondiale.

Formée à la suite de la libération de l'Afrique du Nord française, elle s'illustre particulièrement en Italie en 1944 au sein du corps expéditionnaire français du général Juin, en Provence, lors des libérations de Toulon et Marseille, dans les Vosges, lors des difficiles combats pour la libération de Basse-sur-le-Rupt et Cornimont, et en Alsace au sein de la 1re armée française du général de Lattre de Tassigny.

Considérée par les généraux de Monsabert et Juin comme la « digne héritière » de la légion romaine d'Afrique du Nord, la IIIe Augusta1, la 3e DIA était aussi appelée Division des Trois Croissants car elle avait pour ossature trois régiments de tirailleurs : le 3e RTA, le 4e RTT et le 7e RTA2.

La 3e DIA, avec 4 citations à l'ordre de l'armée entre 1943 et 1945, est avec la 1re division française libre (4 citations également) la division française la plus décorée de la Seconde Guerre mondiale et tous ses régiments ont obtenu une fourragère.

Son héritière est la 3e division blindée. La 3e division est recréée en 2016 dans le cadre du plan de réorganisation de l'Armée de terre nommé Au contact en lien est place de l'État-major de force n° 33.

« Les tirailleurs de la 3e DIA, la division des trois croissants, écriront sur les pentes des Apennins quelques-unes des plus belles pages d'héroïsme de l'histoire de l'armée française. »

Actualités d'hier et d'aujourd'hui

ASSEMBLEE GENERALE DE LA 1790 EME SECTION DU 26 FEVRIER  2017


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